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Mis à jour le 23 octobre 2026
Recouvrement amiable : ce que dit la loi (art. R.124-1 à R.124-7 CPCE)
En bref : l'activité de recouvrement amiable de créances est encadrée par les articles R.124-1 à R.124-7 du Code des procédures civiles d'exécution (CPCE). Elle doit respecter des règles sur l'exercice de l'activité, l'information du débiteur et le traitement des fonds encaissés.
Un cadre légal pour une activité encadrée
Le recouvrement amiable consiste à obtenir le paiement d'une créance sans passer par le juge. Lorsqu'il est exercé par un prestataire, il est encadré par le CPCE, dans les articles R.124-1 à R.124-7. Ces dispositions protègent à la fois le créancier et le débiteur : elles cadrent la manière dont la démarche est conduite et ce qui se passe avec les sommes encaissées.
Ce cadre pose des obligations concrètes pour celui qui exerce l'activité, qu'il doit pouvoir démontrer. Il ne se résume pas à une formule de politesse dans un courrier.
Ce que le texte encadre, en trois axes
Sans reprendre mot à mot chaque article, on peut retenir trois axes. Premier axe : les conditions d'exercice de l'activité par le prestataire. Deuxième axe : l'information donnée au débiteur sur la créance et sur la démarche engagée. Troisième axe : le traitement des fonds encaissés pour le compte du créancier, qui doivent transiter par un compte dédié (article R.124-2).
Pour le détail exact de chaque obligation, reportez-vous au texte officiel, disponible sur Légifrance.
Ce que cela change pour le créancier
Le créancier qui confie son dossier à un prestataire doit vérifier que celui-ci est en règle avant de signer. Demandez les mentions légales, les conditions de facturation et la manière dont les fonds seront restitués. Un prestataire sérieux répond à ces questions par écrit.
Vérifiez aussi, dans le contrat, ce que vous pouvez suspendre ou reprendre à tout moment, et quelles démarches sont incluses.
Ce que cela change pour le débiteur
Le débiteur a le droit d'être informé clairement : qui réclame, pour quelle somme, sur quel fondement, et comment payer. Il peut contester la créance. Une relance qui ne donne pas ces informations doit alerter.
Entre professionnels, les règles de retard s'appliquent également. Les pénalités de retard sont dues de plein droit dès le lendemain de la date de paiement, sans rappel, au taux minimum fixé par la BCE augmenté de 10 points. L'indemnité forfaitaire de 40 € pour frais de recouvrement est due de plein droit, sans mise en demeure préalable.
Les points à vérifier avec un juriste
- le statut exact du prestataire et ses obligations déclaratives ;
- la forme du mandat et la répartition des fonds ;
- le délai de prescription applicable à votre créance (cinq ans entre commerçants, article L.110-4 du Code de commerce, en principe) ;
- les cas particuliers : débiteur particulier, créance contestée, procédure déjà engagée.
Cet article présente le cadre à titre informatif. Il ne remplace ni un conseil juridique ni la lecture des textes officiels.
Ce que la loi ne règle pas à votre place
Le CPCE encadre l'activité de recouvrement, mais il ne fixe pas le montant de votre créance, ni la qualité de la prestation, ni le tarif que vous acceptez de payer. Ces points relèvent de votre contrat de vente et de votre mandat. Un débiteur peut toujours contester la créance elle-même : la démarche amiable ne la rend pas incontestable.
Le recouvrement amiable n'est pas un moyen de faire pression sur un débiteur, mais un moyen d'obtenir un paiement dans un cadre clair. Si la créance est sérieuse, la démarche écrite, datée et argumentée reste la plus efficace.
Enfin, la démarche amiable a une finalité simple : obtenir le paiement de ce qui est dû, et rien de plus. Cette ligne de conduite protège le créancier lui-même si le dossier doit être présenté à un juge. Un créancier qui se montre mesuré et précis inspire davantage de confiance qu'un courrier agressif, y compris auprès du débiteur qui hésite encore à payer.
Questions fréquentes
CPCE désigne le Code des procédures civiles d'exécution. Ses articles R.124-1 à R.124-7 encadrent le recouvrement amiable de créances.
Non, il n'est pas exigé par principe. Mais une démarche écrite reste la base de tout dossier judiciaire.
Sur Légifrance, en recherchant « article R.124-1 CPCE » puis les articles suivants. Les textes en vigueur y sont consultables gratuitement.
Nexuro exerce une activité de recouvrement amiable pour les professionnels et se déclare conforme aux articles R.124-1 à R.124-7 du CPCE. Les conditions de service sont détaillées dans nos CGV.
